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Village de Phuoc Tich, Hue

Le village est classé patrimoine national par le ministère de la Culture, du Sport et du Tourisme. Il se distingue par ses demeures de charme bien conservées, population accueillante. Comme tant d'autres villages vietnamiens, Phuoc Tich (commune de Phong Hoa, district de Phong Diên, province de Thua Thiên-Huê) vit principalement de l'agriculture. C'est un lieu paisible, à l'écart du temps, où les maisons aux toits de tuiles sont entourées de haies de théiers bien taillées. Selon Lê Trong Dao, un responsable local, "beaucoup d'entre elles sont vieilles de plusieurs siècles. C'est le patrimoine bâti qui fait tout le caractère et l'attrait de Phuoc Tich". 

Phuoc Tich a 500 ans d'histoire. Selon les registres généalogiques de plusieurs familles, le génie tutélaire du village se nomme Hoàng Minh Hung, un généralissime qui vécut sous le règne du roi Lê Thanh Tông (15e siècle). Un jour, alors que le guerrier et ses hommes rentraient dans leurs pénates après une bataille victorieuse contre des ennemis, en traversant la rivière Ô Lâu, à Huê, il fut attiré par un paysage pittoresque et décida de s'y installer. C'est ainsi qu'est né Phuoc Tich, qui veut dire "bénédiction accumulée". 

Un double intérêt 

Une trentaine de maisons anciennes chez ce village, qui n'ont guère changé depuis leur construction. La plus ancienne a 200 ans, la plus récente est centenaire. 

Le village est également fier de son jaquier vieux de 1.000 ans. À l'entrée du village, un arbre colossal au tronc verruqueux abrite sous son houppier un petit temple dédié à Confucius,

Autrefois, le village était célèbre pour ses céramiques. Depuis 2 décennies, le métier périclite. Truong Công Kiêm, un des rares céramistes encore en vie, se rappelle avec regret le temps où jarres, vases, marmites, pots à chaux et bols estampillés Phuoc Tich se vendaient dans tous les marchés du Centre. Pendant cet âge d'or, la douzaine de fourneaux du village crachaient leur fumée âcre nuit et jour. Chaque matin, des bateaux venaient charger des tonnes et des tonnes de céramiques pour les acheminer vers des provinces du Centre comme Quang Binh, Quang Tri, Quang Ngai, Quy Nhon… "On trouvait même des céramiques de Phuoc Tich dans la citadelle impériale de Huê", rappelle non sans fierté le vieil artisan.

Nul doute qu'avec ses maisons pluri-centenaires et son métier artisanal prêt à renaître, le village antique de Phuoc Tich est promis à un bel avenir. À découvrir absolument ! 

Le village est classé patrimoine national par le ministère de la Culture, du Sport et du Tourisme. Demeures de charme conservées dans leur jus, population accueillante. Comme tant d'autres villages vietnamiens, Phuoc Tich (commune de Phong Hoa, district de Phong Diên, province de Thua Thiên-Huê) vit principalement de l'agriculture. Un lieu paisible, à l'écart du temps, où les maisons aux toits de tuiles sont entourées de haies de théiers bien taillées. Selon Lê Trong Dao, un responsable local, "beaucoup d'entre elles ont plusieurs siècles d'âge. C'est le patrimoine bâti qui fait tout le caractère et l'attrait de Phuoc Tich". 
Phuoc Tich a 500 ans d'histoire. Selon les registres généalogiques de plusieurs familles, le génie tutélaire du village se nomme Hoàng Minh Hung, un généralissime qui vécut sous le règne du roi Lê Thanh Tông (15e siècle). Un jour, alors que le guerrier et ses hommes rentraient dans leurs pénates après une bataille victorieuse contre des ennemis, en traversant la rivière Ô Lâu, à Huê, il fut attiré par un paysage pittoresque et décida de s'y installer. C'est ainsi qu'est né Phuoc Tich, qui veut dire "bénédiction accumulée". 
Un double intérêt 
Une trentaine de maisons anciennes chez ce village, qui n'ont guère changé depuis leur construction. La plus ancienne a 200 ans, la plus récente est centenaire. 
Le village est également fier de son jaquier vieux de 1.000 ans. À l'entrée du village, un arbre colossal au tronc verruqueux abrite sous son houppier un petit temple dédié à Confucius,
Autrefois, le village était célèbre pour ses céramiques. Depuis 2 décennies, le métier périclite. Truong Công Kiêm, un des rares céramistes encore en vie, se rappelle avec regret le temps où jarres, vases, marmites, pots à chaux et bols estampillés Phuoc Tich se vendaient dans tous les marchés du Centre. Pendant cet âge d'or, la douzaine de fourneaux du village crachaient leur fumée âcre nuit et jour. Chaque matin, des bateaux venaient charger des tonnes et des tonnes de céramiques pour les acheminer vers des provinces du Centre comme Quang Binh, Quang Tri, Quang Ngai, Quy Nhon… "On trouvait même des céramiques de Phuoc Tich dans la citadelle impériale de Huê", rappelle non sans fierté le vieil artisan.
Nul doute qu'avec ses maisons pluri-centenaires et son métier artisanal prêt à renaître, le village antique de Phuoc Tich est promis à un bel avenir. À découvrir absolument !