
Voyage au Vietnam : agrotourisme, rizières, thé, café et vergersVoyager au Vietnam, c’est souvent commencer par des images : des rizières en terrasses accrochées aux montagnes du Nord, des collines couvertes de théiers, des caféiers poussant sur les terres rouges des Hauts Plateaux, de petits jardins maraîchers aux portes de Hội An ou encore des vergers tropicaux traversés de canaux dans le delta du Mékong. Mais derrière ces paysages se cache une autre réalité : celle d’un pays profondément façonné par l’agriculture, par les saisons et par le travail quotidien de millions de familles. L’agrotourisme au Vietnam permet justement de dépasser la simple contemplation. Il invite à entrer, avec respect, dans cet univers agricole : marcher dans une rizière au moment de la moisson, cueillir quelques feuilles de thé Shan Tuyết avec un producteur de Hà Giang, suivre le parcours du café de la cerise jusqu’à la tasse, cuisiner avec les herbes fraîchement récoltées à Trà Quế, découvrir le poivre de Phú Quốc ou goûter un fruit directement dans un verger du Mékong. Ces expériences ne sont pas seulement pittoresques. Elles permettent de mieux comprendre les territoires, les traditions alimentaires, les communautés rurales et les liens étroits qui unissent les Vietnamiens à leur terre. Pour Tonkin Voyage, l’agrotourisme s’inscrit naturellement dans une autre manière de découvrir le pays : un voyage privé, attentif aux saisons, aux rencontres et aux savoir-faire locaux, où les expériences agricoles viennent enrichir un itinéraire plutôt que le transformer en succession de visites organisées.
Qu’est-ce que l’agrotourisme au Vietnam ?L’agrotourisme, parfois appelé agritourisme ou tourisme agricole, désigne les expériences touristiques directement liées au monde rural et à la production agricole. Il peut prendre de nombreuses formes : découverte d’une exploitation, promenade dans les cultures, initiation à la récolte, rencontre avec une famille d’agriculteurs, transformation d’un produit, dégustation, participation à la préparation d’un repas ou encore séjour dans un village agricole. Il se distingue légèrement du tourisme rural, qui englobe plus largement les paysages de campagne, les villages, l’artisanat, la gastronomie et l’hébergement chez l’habitant, et de l’écotourisme, davantage tourné vers les milieux naturels et leur préservation. Au Vietnam, ces différentes façons de voyager se croisent souvent. Une randonnée dans les montagnes de Hà Giang peut ainsi associer rizières, cultures de thé, villages ethniques et nuit chez l’habitant. Une étape dans le delta du Mékong peut mêler navigation sur les canaux, découverte d’un verger, cuisine familiale et rencontre avec des producteurs de noix de coco. C’est précisément cette richesse qui rend le pays particulièrement intéressant pour le voyageur. L’agriculture vietnamienne est extrêmement diversifiée. Le climat tropical et subtropical, les différences d’altitude et la longueur du territoire permettent de cultiver aussi bien le riz que le café, le thé, le poivre, la noix de coco, les fruits tropicaux, les légumes aromatiques ou encore de nombreuses plantes médicinales. L’intérêt d’un voyage agricole n’est toutefois pas d’accumuler les visites de plantations. Il consiste plutôt à sélectionner quelques expériences significatives afin de comprendre comment une culture façonne un paysage, influence l’alimentation et structure la vie quotidienne d’une région. Autrement dit, on ne vient pas seulement voir ce qui pousse : on cherche à comprendre pourquoi cela pousse ici, comment cela se travaille et qui en vit. Immersion locale au Vietnam : expériences authentiques à vivre 1. Vivre la saison du riz dans les montagnes du NordS’il existe un paysage agricole immédiatement associé au Vietnam, c’est bien celui de la rizière. Dans le delta du fleuve Rouge ou dans le delta du Mékong, les rizières s’étendent souvent en vastes plaines. Mais dans les montagnes du Nord, leur physionomie change totalement. Faute de grandes surfaces planes, les habitants ont modelé les versants en terrasses successives, créant certains des paysages les plus spectaculaires du pays.
Mù Cang Chải, Hoàng Su Phì, Pù Luông : des paysages façonnés par l’hommeÀ Mù Cang Chải, Tú Lệ, Hoàng Su Phì ou encore Pù Luông, les rizières épousent les reliefs. Certaines s’étendent sur des centaines de mètres de dénivelé, suivant presque chaque courbe de la montagne. Ces paysages ne sont pourtant pas figés. Ils se transforment au fil des mois. Lorsque les terrasses sont mises en eau, elles deviennent de grands miroirs qui reflètent le ciel. Quelques semaines plus tard, le jeune riz colore les montagnes d’un vert tendre. En été, les terrasses prennent une teinte plus intense. Puis, à l’approche de la récolte, elles virent progressivement au jaune et à l’or. La période exacte dépend de l’altitude, de la région et des conditions météorologiques. À Mù Cang Chải et Hoàng Su Phì, les voyageurs recherchent particulièrement les semaines correspondant à la maturation du riz, généralement autour de septembre et du début de l’automne. Mais chaque saison possède son intérêt. Comprendre le cycle du rizUne expérience d’agrotourisme donne justement l’occasion d’aller plus loin qu’une simple photographie. Dans certaines régions, un guide local peut expliquer les différentes étapes du cycle du riz : préparation des terrasses, mise en eau, repiquage des jeunes plants, entretien des parcelles, récolte, battage puis séchage. Lorsque les conditions le permettent, il est parfois possible de partager quelques gestes avec les habitants : transporter des gerbes, observer le battage ou découvrir comment le riz est séché avant d’être stocké. Il convient cependant de ne jamais considérer la moisson comme un spectacle programmé. Une famille récolte lorsque son riz est prêt, en fonction de la météo et de ses propres contraintes. Une véritable expérience d’immersion repose donc sur la souplesse : le voyageur accompagne ce qui se passe réellement dans le village au moment de son séjour. Rizières et communautés ethniquesDans les montagnes du Nord, la riziculture est aussi intimement liée à la vie de nombreuses minorités ethniques. Hmong, Dao, Thaï ou Tày ont développé des techniques adaptées à leur environnement. Les systèmes d’irrigation, les méthodes de travail ou les habitudes alimentaires peuvent varier d’une vallée à l’autre. C’est pourquoi une journée autour du riz peut être complétée par une marche entre plusieurs hameaux, un repas familial ou une nuit dans une maison traditionnelle. Le voyage prend alors une autre profondeur : derrière la beauté des terrasses apparaissent des siècles d’adaptation à la montagne et un lien très fort entre communautés et territoire. Le conseil de Tonkin Voyage : ne choisissez pas une région uniquement parce que vous avez vu une photographie de rizières dorées. Le calendrier agricole varie d’un territoire à l’autre. Il est préférable de construire l’itinéraire selon la période réelle du voyage. Où et quand visiter les rizières en terrasses au Nord Vietnam ? 2. Cueillir le thé Shan Tuyết parmi les arbres anciens de Hà GiangDans les hautes montagnes du Nord, une autre culture raconte une histoire plus discrète : celle du thé. À Hà Giang, notamment autour de Hoàng Su Phì, Tây Côn Lĩnh et Phìn Hồ, poussent des théiers Shan Tuyết parfois très anciens. Ils ne ressemblent pas toujours aux plantations régulières que l’on imagine lorsqu’on pense au thé. Certains prennent la forme de véritables arbres, enracinés sur les pentes humides et brumeuses des montagnes.
Un thé de montagneLe nom « Shan Tuyết » évoque la fine pellicule blanchâtre qui recouvre les jeunes bourgeons. L’altitude, la fraîcheur nocturne, l’humidité et les sols de montagne donnent à ces thés des caractéristiques particulières. Mais ce qui rend l’expérience intéressante pour un voyageur ne se limite pas à leur goût. La culture du thé est profondément liée à la vie des communautés locales, notamment dans certains villages Dao. Les familles connaissent leurs théiers depuis des générations. Elles savent quelles feuilles cueillir, à quel moment et comment les travailler ensuite. De la feuille à la tasseUne rencontre avec un producteur permet de suivre plusieurs étapes. La cueillette se concentre généralement sur les jeunes feuilles et les bourgeons. Selon la saison et le type de thé, les feuilles peuvent ensuite être flétries, roulées, chauffées ou séchées. Le voyageur peut observer ces gestes et parfois participer à certaines étapes simples. L’expérience se termine naturellement autour d’une tasse. Après avoir vu l’arbre, senti les feuilles et observé leur transformation, le goût du thé n’est plus seulement une sensation : il devient le résultat d’un terroir, d’une saison et d’un savoir-faire. Agrotourisme et découverte des minorités ethniques Une étape autour du thé Shan Tuyết peut facilement être associée à des randonnées, à la découverte de villages et à des rencontres avec les populations locales. C’est l’un des endroits où la frontière entre agrotourisme, immersion locale et ethnotourisme devient particulièrement intéressante. On ne visite plus uniquement une plantation : on découvre comment une ressource naturelle s’inscrit dans la culture et l’économie d’une communauté montagnarde. Le thé au Vietnam : entre art, culture et sagesse 3. Suivre le café de la cerise à la tasse dans les Hauts PlateauxLe Vietnam compte parmi les grands pays producteurs de café et cette culture a profondément façonné certaines régions du Centre. Son cœur historique se trouve dans les Hauts Plateaux, notamment autour de Buôn Ma Thuột, dans la province de Đắk Lắk. Ici, le paysage change radicalement. Les montagnes du Nord et leurs terrasses de riz laissent place aux terres rouges du Tây Nguyên, aux plantations de caféiers, aux hévéas et à différentes cultures tropicales. Robusta, arabica et terroirs vietnamiensLa majorité du café vietnamien est constituée de robusta, particulièrement adapté aux conditions des Hauts Plateaux. L’arabica se rencontre davantage dans certaines zones d’altitude, notamment autour de Đà Lạt et de Cầu Đất. Pour le voyageur, il n’est pas nécessaire d’entrer dans des explications techniques complexes. L’intérêt consiste surtout à comprendre comment la variété, l’altitude, la maturité du fruit, le séchage et la torréfaction influencent le résultat final. De la cerise rouge au café filtreLa visite d’une plantation devient passionnante lorsqu’elle permet de suivre la transformation du produit. Tout commence avec les cerises de café qui mûrissent sur les branches. Lorsqu’elles arrivent à maturité, elles sont cueillies puis triées. Commencent ensuite différentes étapes de traitement, de séchage et de décorticage avant la torréfaction. Vient enfin la mouture. La dégustation au phin, le petit filtre métallique emblématique du Vietnam, constitue la dernière étape. En quelques heures, le voyageur comprend ainsi le chemin parcouru entre le caféier et la tasse qu’il boit le matin. Récolte et floraison : deux expériences différentesLa période de récolte donne l’occasion d’observer les fruits mûrs et le travail autour des grains. Mais la floraison possède une tout autre beauté. Pendant cette période, les caféiers se couvrent de petites fleurs blanches et certaines plantations semblent soudain transformées. Leur parfum ajoute une dimension supplémentaire à l’expérience. Un itinéraire agricole peut donc être pensé différemment selon la saison : autour de la récolte, de la floraison ou simplement de la découverte d’une plantation et du processus de transformation. Café et cultures du Tây NguyênAutour de Buôn Ma Thuột, l’expérience peut également être associée à la découverte des communautés Ê Đê ou M’Nông, des villages traditionnels, de la gastronomie et des paysages des Hauts Plateaux. Une plantation devient alors une porte d’entrée vers une région encore relativement peu parcourue par les voyageurs internationaux. Le café vietnamien : histoire, culture et saveurs 4. Jardiner et cuisiner avec les maraîchers de Trà QuếÀ quelques kilomètres seulement de la vieille ville de Hội An, le village maraîcher de Trà Quế offre une expérience agricole très différente. Ici, pas de grandes plantations ni de montagnes. Les parcelles sont petites, soigneusement entretenues et séparées par de minuscules chemins. On y cultive salades, basilic, coriandre, menthe, ciboule et de nombreuses herbes aromatiques utilisées dans la cuisine du Centre.
Une agriculture à taille humaineTrà Quế se découvre idéalement à vélo depuis Hội An. À mesure que l’on quitte la ville historique, les maisons se font moins nombreuses et les cultures apparaissent. Dans les jardins, les habitants travaillent souvent tôt le matin ou en fin d’après-midi pour éviter les heures les plus chaudes. Selon les activités du jour, les visiteurs peuvent observer la préparation des planches, la plantation, le désherbage, l’arrosage ou la récolte. Certaines expériences permettent aussi de découvrir les grands arrosoirs traditionnels utilisés pour répartir l’eau sur les cultures. Du jardin à l’assietteL’un des grands intérêts de Trà Quế réside dans la relation directe entre l’agriculture et la cuisine. Après avoir observé ou cueilli plusieurs plantes aromatiques, le voyageur peut participer à la préparation d’un repas. Bánh xèo, rouleaux frais, salades et diverses spécialités locales utilisent abondamment les herbes cultivées autour du village. L’expérience devient alors extrêmement concrète : on retrouve dans son assiette les ingrédients aperçus quelques heures plus tôt dans les jardins. Une expérience facile à intégrer à Hội AnTrà Quế convient particulièrement aux voyageurs qui souhaitent une initiation à l’agrotourisme sans partir dans une région isolée. Une demi-journée peut suffire et l’expérience s’intègre facilement dans un séjour de plusieurs nuits à Hội An. Elle peut être combinée avec une balade à vélo, un cours de cuisine, la découverte d’artisans ou d’autres petits villages de la campagne environnante. Les 15 plus beaux villages typiques du Vietnam 5. Découvrir le poivre de Phú Quốc loin des plagesPhú Quốc évoque avant tout la mer, les plages et les séjours balnéaires. Pourtant, l’intérieur de l’île possède également une tradition agricole intéressante, dont la culture du poivre constitue l’un des symboles. Les poivriers de l’îleContrairement à un arbuste classique, le poivrier est une liane qui grimpe le long d’un support. Dans les plantations, les rangées verticales créent un paysage très particulier. Les grappes apparaissent progressivement, puis les grains sont récoltés avant d’être triés et séchés. La visite d’une petite exploitation permet de comprendre comment pousse cette épice familière que l’on utilise quotidiennement sans nécessairement réfléchir à son origine. Une autre façon de découvrir Phú QuốcL’expérience n’a pas besoin d’occuper une journée entière. Elle peut s’intégrer à une exploration plus large de l’île associant une plantation de poivre, un producteur traditionnel, un village, la découverte du nước mắm, un déjeuner local et quelques heures de détente au bord de la mer. Cette combinaison permet de découvrir une facette de Phú Quốc bien différente de celle des resorts. Pour un itinéraire Tonkin Voyage, l’intérêt est précisément de conserver l’étape balnéaire tout en lui apportant une dimension locale : la plage reste un plaisir, mais elle n’empêche pas la découverte du territoire qui l’entoure. L’île de Phú Quốc : séjour balnéaire et découverte de l’île 6. Cueillir et déguster les fruits dans les vergers du delta du MékongLe delta du Mékong est probablement la région où l’agriculture est la plus intimement liée à l’expérience du voyage. Eau et terre y sont inséparables. Les canaux entourent les habitations, les cocotiers se penchent au-dessus des berges et les vergers occupent de nombreux îlots et terrains fertiles.
Le grand jardin tropical du SudAutour de Bến Tre, Vĩnh Long, Cái Bè ou encore Cần Thơ, les voyageurs découvrent une grande diversité de cultures. Mangues, ramboutans, longanes, mangoustans, durians, papayes, jacquiers, bananes, pomelos et noix de coco composent une partie de ce paysage agricole. Mais tous ces fruits ne mûrissent évidemment pas en même temps. L’expérience idéale consiste donc à découvrir ce que le verger produit réellement au moment du voyage. Cette notion de saison donne justement davantage de sens à la visite. Une immersion plutôt qu’une simple dégustationDans certains circuits très classiques, les voyageurs s’arrêtent quelques minutes dans un verger pour goûter une assiette de fruits avant de repartir. Une expérience plus intéressante consiste à prendre davantage de temps. On peut rejoindre un village en petite embarcation, continuer à pied ou à vélo, entrer dans un verger accompagné de la famille, découvrir différents arbres et goûter les fruits réellement disponibles. Certains producteurs expliquent également comment ils entretiennent leurs arbres, utilisent les canaux pour l’irrigation ou commercialisent leur récolte. Lorsque le programme le permet, la visite peut se prolonger autour d’un déjeuner ou d’un atelier de cuisine. Bến Tre et la culture du cocotierÀ Bến Tre, le cocotier mérite une attention particulière. Il ne fournit pas seulement de l’eau et de la chair de noix de coco. Ses différentes parties peuvent être utilisées pour produire huile, lait de coco, confiseries, objets artisanaux ou matériaux. Une journée à Bến Tre peut ainsi associer cocoteraies, petits ateliers familiaux, navigation sur les canaux et repas chez l’habitant. Passer une nuit dans le deltaPour les voyageurs disposant de suffisamment de temps, passer une nuit sur place change profondément l’expérience. Une fois les excursions de journée reparties, l’atmosphère devient plus calme. On observe la vie des canaux, on entend les bruits du jardin et l’on peut parfois participer à la préparation du dîner. C’est souvent dans ces moments simples que le Mékong révèle le mieux son identité. Delta du Mékong au Vietnam : que voir, que faire ? Quand partir pour découvrir l’agriculture vietnamienne ?Il n’existe pas une seule meilleure saison pour l’agrotourisme au Vietnam. Le pays s’étire du Nord au Sud et les calendriers agricoles varient considérablement selon les régions, les altitudes, les cultures et les conditions météorologiques de chaque année.
Ces périodes restent indicatives. Les températures, les pluies, l’altitude et les décisions des producteurs peuvent avancer ou retarder une récolte. C’est pourquoi il est préférable d’organiser le voyage en fonction d’une région et d’une saison générale plutôt que de promettre plusieurs mois à l’avance une activité agricole extrêmement précise. Meilleure période pour voyager au Vietnam Peut-on réellement participer aux récoltes ?Oui, mais avec quelques nuances importantes. Certaines activités agricoles se prêtent facilement à une participation ponctuelle : cueillir quelques feuilles de thé, récolter des légumes, ramasser certains fruits ou observer la préparation du café. Pour le riz, la participation dépend beaucoup plus du moment exact de la saison et du travail en cours dans la famille. Il faut garder à l’esprit que les agriculteurs ne travaillent pas pour créer une animation touristique. Une récolte peut être avancée de plusieurs jours à cause de la pluie ou, au contraire, retardée. Certaines tâches sont physiquement exigeantes ou nécessitent une technique particulière. Une bonne expérience repose donc sur l’observation, l’échange et la participation lorsqu’elle est réellement pertinente. L’objectif n’est pas de transformer le travail agricole en spectacle, mais de comprendre un savoir-faire et de rencontrer ceux qui le perpétuent. Cette approche est à la fois plus respectueuse et souvent beaucoup plus intéressante pour le voyageur. Rencontrer la population locale lors d’un voyage au Vietnam Comment intégrer l’agrotourisme à un circuit au Vietnam ?Il n’est pas nécessaire d’organiser un voyage entièrement consacré à l’agriculture. Pour la plupart des voyageurs, il est beaucoup plus intéressant d’intégrer quelques expériences agricoles à un itinéraire culturel, naturel ou gastronomique. Nord Vietnam : rizières, thé et villagesHanoï – Nghĩa Lộ – Tú Lệ – Mù Cang Chải – Hoàng Su Phì Cet itinéraire peut associer rizières en terrasses, villages ethniques, randonnées, marchés locaux, hébergements de caractère et découverte du thé Shan Tuyết. C’est probablement la combinaison la plus complète pour les voyageurs attirés par les paysages et les cultures montagnardes. Centre Vietnam : jardins et caféHuế – Hội An – Trà Quế – Hauts Plateaux – Buôn Ma Thuột Cette combinaison permet de passer des jardins maraîchers et de la cuisine du Centre aux plantations de café du Tây Nguyên. Elle convient particulièrement aux voyageurs qui souhaitent associer gastronomie, culture et paysages ruraux. Sud Vietnam : vergers, cocotiers et poivreHô Chi Minh-Ville – Bến Tre – Vĩnh Long ou Cái Bè – Phú Quốc Dans le Sud, l’agrotourisme peut se mêler naturellement à une fin de séjour plus douce. Après les vergers et les cocoteraies du Mékong, quelques jours à Phú Quốc permettent d’associer découverte du poivre, gastronomie locale et détente balnéaire. L’essentiel est d’éviter la multiplication artificielle des activités. Deux ou trois expériences agricoles bien choisies ont souvent davantage d’impact qu’un programme où chaque journée comprend une nouvelle « visite de plantation ». Voyage sur mesure au Vietnam : le voyage selon vos envies Agrotourisme responsable : quelques règles simplesVoyager dans les campagnes vietnamiennes suppose quelques attentions. Il est préférable de ne jamais entrer dans une parcelle sans autorisation, même si celle-ci semble facilement accessible depuis un chemin. Lorsque les habitants travaillent, il convient également de respecter leur rythme et de ne pas exiger qu’ils interrompent leurs tâches pour une photographie ou une démonstration. Demander l’autorisation avant de photographier une personne reste une règle essentielle. Lorsqu’une famille propose de goûter ou de cueillir un produit, on évite naturellement le gaspillage. Acheter directement quelques produits peut être une manière intéressante de soutenir l’exploitation, à condition de privilégier ce qui est réellement fabriqué ou cultivé sur place. Enfin, le voyageur doit accepter une part d’imprévu. Une pluie importante peut interrompre une récolte. Un fruit annoncé peut ne pas être encore mûr. Une famille peut devoir modifier son programme. Cette flexibilité fait partie d’une immersion authentique. Écotourisme et voyage solidaire au Vietnam Comment Tonkin Voyage conçoit une expérience agricole sur mesureChez Tonkin Voyage, l’agrotourisme n’est pas pensé comme une série de « visites de fermes » ajoutées artificiellement au programme. L’objectif est de sélectionner des expériences qui donnent du sens au territoire traversé.
Choisir la région en fonction de la saisonUn voyage dans les montagnes du Nord n’a pas le même visage au printemps, au cœur de l’été ou au début de l’automne. De même, un séjour dans les Hauts Plateaux peut être orienté vers différentes phases de la culture du café selon la période. La saison constitue donc un élément essentiel de la conception du circuit. Privilégier les rencontresUne petite exploitation familiale, un guide connaissant bien les habitants ou un déjeuner dans un village offrent souvent davantage qu’une visite standardisée. L’expérience devient particulièrement intéressante lorsqu’un échange est possible sur les techniques agricoles, la vie quotidienne et les évolutions du territoire. Ne pas surcharger l’itinéraireUn séjour réussi alterne expériences, déplacements, visites et moments de respiration. Il n’est pas nécessaire de participer à une activité agricole tous les jours. Une journée autour des rizières, une rencontre avec un producteur de thé et une expérience dans un verger peuvent largement suffire à donner une dimension rurale forte au voyage. Associer authenticité et confortL’immersion locale n’oblige pas à renoncer au confort. Une randonnée ou une rencontre chez un producteur peut parfaitement être associée à un lodge de charme, une chambre confortable, un véhicule privé et un guide francophone. C’est précisément l’intérêt du voyage sur mesure : adapter le niveau d’immersion au profil, au rythme et aux attentes de chaque voyageur. Immersion locale au Vietnam : expériences authentiques à vivre D’autres visages de l’agriculture vietnamienneRiz, thé, café, maraîchage, poivre et fruits tropicaux constituent les expériences les plus représentatives, mais ils ne résument pas toute la richesse agricole du pays. À Mộc Châu, les collines de thé côtoient vergers de pruniers et élevages. À Đà Lạt, le climat d’altitude favorise fleurs, fraises, artichauts et cultures maraîchères. Dans certaines régions du delta, le lotus colore les étangs avant de fournir graines, tiges et fleurs utilisées dans la cuisine. À Bến Tre, le cocotier donne naissance à une multitude de produits. Plus au sud du Centre, Ninh Thuận offre des vignobles dans un paysage semi-aride tout à fait inattendu au Vietnam. Ces cultures peuvent faire l’objet d’étapes complémentaires, notamment pour les voyageurs revenant au Vietnam et recherchant des régions moins connues. Conclusion – Voyager au rythme de la terreObserver des rizières au coucher du soleil est magnifique. Mais comprendre pourquoi elles ont été construites en terrasses, comment elles sont irriguées et à quel moment les familles viennent récolter permet de les regarder autrement. Boire un thé dans les montagnes de Hà Giang devient plus marquant lorsque l’on a rencontré ceux qui entretiennent les vieux théiers. Un café vietnamien prend une autre dimension après avoir vu les cerises, le séchage des grains et le travail de transformation. Dans le delta du Mékong, un mangoustan ou un ramboutan dégusté directement dans un verger raconte lui aussi un territoire. C’est là que réside tout l’intérêt de l’agrotourisme au Vietnam : il ne transforme pas nécessairement le voyage en séjour agricole. Il apporte une clé supplémentaire pour comprendre le pays. Les paysages deviennent des lieux de vie et de travail, les produits racontent une histoire et les rencontres donnent un visage à ce que l’on découvre. Pour construire un voyage de ce type, Tonkin Voyage sélectionne les régions en fonction des saisons, du rythme souhaité et des centres d’intérêt de chaque voyageur. Rizières du Nord, théiers anciens, café des Hauts Plateaux, jardins de Hội An, poivre de Phú Quốc ou vergers du Mékong peuvent ainsi s’intégrer naturellement à un circuit privé et personnalisé, combinant découverte culturelle, nature, gastronomie, confort et rencontres locales. Parce qu’au Vietnam, voyager au plus près de la terre est souvent l’une des plus belles manières de se rapprocher de ceux qui la cultivent. En savoir plus |