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Le Confucianisme

Vieux de 2000 ans, le Confucianisme est la source des instructions familiales et nationale du pays. Sa morale s’adresse à tous, sans distinction de classe et nie l’existence de l’individualité. 
Confucius est né en Chine en 551 av. J.C. et a travaillé au service de l’administration Lou. Pour lui, l’homme était un être ni bon, ni mauvais qui avait la capacité de tendre vers la perfection à force d’étude et d’éducation. 
Sens du devoir et piété familiale étaient au centre de l’enseignement qu’il préconisait.

C’est le socle des institutions sociales et familiales du Vietnam depuis près de vingt siècles. Selon Confucius, l’homme ne peut vivre hors de la société et doit servir son roi, honorer ses parents, respecter ses ancêtres et diriger une famille. Les idées exposées dans le Livre des annales ou dans le Mémorial des rites s’incarnent dans les moeurs et coutumes du pays : politesse, bienséance, respect de l’autorité. Confucius (551-479 av. J.-C) n’a laissé aucun écrit. Les témoignages de sa pensée ont été rédigés par ses disciples. Il n’est pas philosophe et n’a fondé aucune spiritualité contrairement à ses contemporains Bouddha et Laozi. Toute sa doctrine repose sur l’équilibre de la société. 

Introduit au Vietnam au IIIème siècle de notre ère, le confucianisme fut la doctrine officielle des concours du mandarinat qui eurent lieu entre 1075 et 1919 dans le temple de la Littérature à Hanoï. Ces concours comprenaient six épreuves : rites, musique, conduite d’un char, tir à l’arc, calligraphie et mathématiques.

La définition de l’honnête homme

L’enseignement de Confucius, humaniste chinois du VIe s. av. J.-C., prônait une morale sociale et une politique applicable au niveau familial comme national. L’honnête homme doit ainsi, à la base de toute action, obéir aux deux principes de bonté et de justice et entretenir six qualités morales : la piété filiale (qui se traduit par le culte des ancêtres), le courage, la loyauté, la fidélité à la parole donnée, le respect des rites et le respect des règles de préséance. Enfin, pour maintenir l’harmonie et la cohésion sociale, la doctrine confucéenne définit cinq ­relations naturelles : obéissance des sujets à leur roi, du fils à son père, de la femme à son mari, du cadet à son aîné et respect entre les amis. L’individu est d’abord un être social, qui fait abstraction de sa liberté individuelle pour remplir ses devoirs envers la communauté.

Seule l’éducation, accessible à tous, pouvant lui permettre d’acquérir ces valeurs morales, il est important que l’honnête homme soit un homme instruit. L’élève doit ainsi étudier et commenter les textes classiques puisés dans l’histoire chinoise dans lesquels le comportement des héros lui indique l’attitude juste à prendre dans toutes les circonstances de la vie. Aujourd’hui, ce sont les parents qui inculquent aux enfants la bonne conduite, notamment à travers le culte des ancêtres et la solidarité familiale.